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samedi 10 mai 2008

NUITS DU BOTA - 9 mai.

Vers l'infini (de mes espérances) et au-delà. Ma première nuit du Botanique : mémorable. A refaire, obligatoirement.


Un ticket pour 3 salles et 13 groupes au choix.

J'arrive là-bas vers 19h45, déjà beaucoup beaucoup de gens, je rejoins Anaïs et une pote à elle. On marche dans les couloirs du Botanique, on croise un gars de la troupe de I'm From Barcelona (ahh le Bota c'est ainsi on croise les artistes comme ça, on a des spasmes en les reconnaissant, c'est assez drôle). On décide d'aller voir Nestor! en premier, histoire de; se mettre dans le bain et aller à la Rotonde (si belle salle, où j'avais vu Menomena). J'avais déjà écouté sur myspace, le groupe est jeune, bruxellois et leurs compositions sont assez sympathiques. Ils arrivent, ils sont 5 (dont un claviériste fou) et nous déballent leur musique. Pas besoin de connaître avant pour accrocher, les riffs sont entraînants, on tape du pied automatiquement et on bouge la tête en rythme. Je retiendrai un "Lust Anger" (titre approximatif, la setlist n'était pas très loin de mon regard attentif) vraiment chouette, tout comme leur prestation. Ils ont géré. On écourte leur concert et on s'en va, remords quand tu nous tiens, mais Forward Russia! passe déjà au Chapiteau. Endroit pas fort beau, un son moins bon que celui de la Rotonde. On débarque comme des arrivistes à la fin de leur set, sur "Breaking standing". Leur prestation me semble assez hermétique, mais cette chanson est entêtante. Le barbu chevelu chanteur bouge partout. 4 minutes après, ils partent, c'est fini. Bon. Maintenant à Of Montreal. Ou le groupe que j'attendais le plus. Depuis des mois. Impatiente comme jamais. On se place près des barrières. On espère qu'ils feront nos préférées. On est un peu nouées. Puis ils arrivent. Grand sourire. Chevaliers de la 4e dimension. Le nombre de musiciens variant. Excentriques et éclatants. Le fabuleux Kevin Barnes, juste devant nous, au costume psyché, tout comme Bryan Poole, (génial) guitariste, hippie sous LSD (pléonasme?). Ils commencent par je-ne-sais-plus (la honte, je sais). On se trémousse, je suis heureuse, ils sont un peu parfaits. Ambiance particulière, une sorte de rave-party visuelle, l'image (les jeux de lumière) sont sales mais ça colle au groupe déjanté. Derrière eux il y a un petit dessin animé qui passe. "Suffer for fashion" résonne. Let's go together. Le public est bien, réactif. Un homme vétu d'une combinaison noire et d'un masque argenté évolue sur scène, lance des papiers colorés. Se languit sur l'ampli. Suspend au dessus des premiers rangs des ballons, et les éclate. Des paillettes argentées & rouges. J'ai le gros lot, j'étais juste en dessous de cette explosion. Je suis incapable de vous dire l'ordre des chansons, dans cet autre monde j'avais pas tous mes esprits. Je sais qu'ils ont fait entre-autres "So begins our Alabee", "Gronlandic Edit" avec cette terrible entrée de basse. Puis "October is Eternal". Instrumental qui me rend folle. Puis qu'ils ont enchaînés sur "Oslo in the summertime". Anaïs et moi crions de bonheur. C'est quand même la chanson. L'homme en noir s'enroule autour d'un drap disco argenté et joue les ailes de Kevin Barnes.

Tandis que lui se défait un peu de ses bandages. On danse. Et puis sur la dernière chanson ("quoi déjà?!!"), "Heimdalsgate Like A Promethean Curse". Apogée. I'm in a Crisis. Enivrement. "Il nous regarde, là?". Et le refrain, la fosse saute; COME ON CHEMICALS-OH OH. Et puis ils partent. Leur temps est imparti, donc impossibilité de faire un quelconque rappel. Je suis vachement contente. C'était merveilleux, vraiment. "Comme à la fois ils sont détachés du sujet mais super concernés". Je suis pleine de paillettes. On ramasse des bouts de couleurs à terre. On s'en va acheter un tshirt, on tombe sur 3 musiciens de Of Montreal, on leur touche 2,3 mots; on les fait signer le tissu rose. On s'en va après leur avoir serré la main (dans les règles de l'art). Choix cornélien : Two Gallants ou We Are Scientists? Bon, j'avais vu la setlist de ces derniers durant l'installation du matériel, pas de "Ghouls" (ce qui est très dommage, et puis je ne suis pas fan du dernier album). Mais entrée du concert avec "Nobody Move" et fin avec "The Great Escape". Finalement on décide d'aller les voir. Ils sont déjà entrés en
scène.

Peu après, "Nobody Move" et son riff ravageur commence. Un peu de pogo, on hurle les paroles (je t'explique : je me suis initié à l'indie avec (entre-autres) cette chanson, alors c'était un peu retour aux sources). Puis, les chansons défilent. C'est tellement urgent, je trouve que tout ça s'enchaîne trop vite, aucune pause, tout est collé, ça me perturbe. Mais on remue quand même des jambes. Réflexe viscéral. Le claviériste est assez drôle, ses jambes qui se flexent, et puis le chanteur à LA mèche. Le son va (trop?) fort. A un moment je me rends compte que j'ai décroché, je regardais le mur. Ils terminent par "The Great Escape", comme il se doit. Puis installation du matériel de I'm From Barcelona. C'est long, le soundcheck est fatiguant par sa longueur; en même temps plus de 15 musiciens sur scène... Puis ils débarquent. Le "lead"chanteur est roux, a une moustache et de fabuleuses chaussures rouges. Ma compagne de la soirée avait déjà eu l'occasion de les voir et m'en avait dit beaucoup de bien. Mais j'étais sceptique. Mais je me demandais si ce concert n'allait pas prendre des allures de carnaval en retard, de Compagnie Créole actuelle. Ils commencent par "Treehouse", et le public est submergé de ballons jaunes de toutes tailles. C'est amusant. I had built a treehouse, nobody can see us it's a you and me house. 2 chansons passent, des millions de confettis déjà lancés à l'assemblée, un slam du chanteur dans un bâteau gonflable. J'aime; mais ne suis pas convaincue à 100%. Un emballé de la vie à côté de moi m'écrase le pied droit. Puis, une phrase d'un membre du groupe "Let's have a party, alright?". Et là, le déclic. Je m'éloigne de la barrière, et tout devient une fête, un joyeux bordel, une transfusion de bonheur entre le groupe et le public. Je saute partout, j'éclate de rire, je souris bêtement, je ramasse à terre un sachet de confettis et les partage avec un type à côté de moi. On m'emmène dans une queue-leu-leu (sans déconner), je me retrouve à danser à côté de 3 membres de I'm From Barcelona. Faut y être pour comprendre, c'est une ambiance très particulière, ce bordel est devenu l'éclate. Le chanteur fait chanter des gens dans le public. Plusieurs slams. On est trempés. Puis arrive le titre "We're from Barcelona". On exulte. La lalala la... Puis on en redemande, on fait des bonhommes qui parlent avec nos mains; on saute partout comme si notre vie en dépendait. Je me retrouve à côté du même type qui m'a écrasé le pied précédemment, et il me refait le coup, sur le même pied (VDM, j'ai envie de dire, en témoigne un bel hématome verdâtre). Puis finalement, le concert s'achève. Je suis déjà nostalgique de ce moment génial. Je vois des sourires collés sur tous les visages autour de moi. Je rejoins Anaïs qui a chopé une baguette. On sort, on s'hydrate, un verre pour 3 (5 tickets boissons à 2 tickets la boisson, merci les gars), on va voir le dernier goupe qui passe à la Rotonde, en coup de vent. Minus. Du métal. Je n'aime pas du tout, après I'm From Barcelona c'est assez terrible. On sort de la salle, on décolle des posters sur les murs,



et puis on s'en va. Quelle soirée. J'ai toujours ce sourire niais sur le visage, et des souvenirs d'une soirée très remplie.
Mémorable.
pssst=désolée pour la pauvre qualité des quelques photos
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bloup. 14.05.08

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